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Sauvegarde Retraites est prête à participer à une convention nationale

Par un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale, le Sénat prévoit d’associer les associations de retraités à une réflexion sur la réforme... 

Le Sénat semble vouloir prendre le gouvernement de vitesse sur la réforme des retraites. Au nom de la Commission des Affaires sociales, le sénateur Savary a présenté un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2023, qui a été adopté, le 12 novembre, par la majorité sénatoriale. Il prévoit notamment de mettre en place une « convention nationale pour l’emploi des seniors et la sauvegarde du système de retraites », composée de représentants des syndicats et organisations d’employeurs « reconnus », de l’Etat, mais aussi des associations familiales et de retraités, « ainsi que de personnalités choisies en raison de leur expérience et de leur compétence ». Choisies par qui et sur quels critères d’expérience et de compétence ? Le texte de l’amendement ne le précise pas.

Peu importe : ce qui nous intéresse, c’est que l’amendement inclut parmi les membres de la convention envisagée les représentants des associations de retraites – au premier rang desquelles Sauvegarde Retraites a vocation à figurer, puisqu’elle est la principale d’entre elles par le nombre de ses membres et par la résonnance de ses campagnes d’information auprès du grand public.

Certes, l’expérience nous a rendus méfiants. Nous nous souvenons de la proposition que nous avait faite Jean-Paul Delevoye, Haut-Commissaire chargé de la réforme des retraites dans le gouvernement d’Edouard Philippe, qui avait finalement tourné court. Le gouvernement ne voulait pas déplaire aux syndicats du public, attachés à protéger les régimes spéciaux, et aux yeux desquels la participation de notre association à une concertation est un casus belli. Nous n’ignorons pas non plus que cet amendement a de fortes chances d’être retoqué par l’Assemblée nationale, dont la majorité obéira aux consignes du gouvernement. Or, ce dernier entend bien faire voter une loi après avoir négocié avec les seules organisations syndicales et patronales – qui chantent la même partition que lui, même si le chœur est à plusieurs voix : en apparence, on ne chante pas les mêmes notes mais en réalité, la musique est la même.

Il n’empêche : le dépôt de cet amendement nous donne l’occasion de répéter que nous sommes prêts à participer à une telle convention pour y faire entendre la voix des affiliés aux régimes de retraite, en particulier ceux du secteur privé, souvent le premier et parfois le seul concerné par les réformes. Les sénateurs conviennent de notre représentativité. À l’inverse, tout projet de loi qui se ferait sans nous, mais avec les seuls syndicats du public, serait illégitime.


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