Essor de l’épargne retraite en France

En 2005, les rentes par capitalisation ont représenté 2 % des retraites versées par les régimes par répartition et l’épargne retraite 4,3 % des cotisations retraite obligatoires.

Lentement mais sûrement, la capitalisation grignote du terrain en France. En plus des produits d’épargne retraite déjà existants (contrats « Madelin » pour les entrepreneurs individuels, contrats « exploitants agricoles » ou contrats Préfon pour les fonctionnaires…), les dispositifs créés en 2003 par la loi Fillon pour les travailleurs du privé gagnent de nouveaux adeptes. Fin 2005, selon une étude de la DREES, 1,7 million de personnes étaient détentrices d’un PERP (plan d’épargne populaire) et 102 000 salariés bénéficiaient d’un PERCO (plan d’épargne retraite collectif, souscrit dans le cadre de l’entreprise). et les mesures de rachat de trimestres.
Ainsi, cette année-là, ce sont 8,6 MM d’€ qui ont été épargnés pour la retraite, soit 4,3 % du total des cotisations sociales collectées par les régimes obligatoires (200 MM d’€). 20 % de cette somme proviennent de contrats souscrits de façon personnelle, 24 % de produits destinés aux professions indépendantes et 56 % à des versements effectués par les entreprises. Le PERP attire plus les jeunes souscripteurs de moins de 30 ans (18 %) que les autres dispositifs, probablement parce que la cotisation moyenne sur un Perp (491 €) est quatre fois plus faible que sur un Perco (2050 €).

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