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Main basse sur nos retraites complémentaires du privé, Agirc-Arrco

Sauvegarde Retraites dénonce le pillage en règle des caisses de l'Agirc-Arrco par l'Etat au profit de l'Ircantec, caisse de retraite complémentaire des fonctionnaires contractuels et des élus locaux.

A l'heure où les plus hautes autorités de l'Etat s'affirment résolues à réformer notre système de retraites, Sauvegarde Retraites lève un lièvre énorme : l'Etat organise un pillage en règle des caisses complémentaires des salariédu privé (Cnav/ Agirc-Arrco), dont l'avenir est pourtant loin d'être assuré, afin de "sécuriser" le régime des fonctionnaires contractuels et des élus (Ircantec). Et ce pillage porte sur plusieurs milliards d'euros !

Tous les ans, L'Agirc-Arrco versera un tribut à l'Ircantec et, ce, jusqu’à l’aube du prochain siècle. En tout, ce seront plusieurs milliards qui seront extorqués.

Rappelons que le régime Ircantec des fonctionnaires et des élus locaux est bien meilleur que celui des salariés du privé. Or, au lieu de mettre fin à cette iniquité, l'Etat puise dans les caisses du privé, pourtant exsangues, afin de garantir, coûte que coûte, les avantages des fonctionnaires et des élus. C'est prendre aux pauvres pour donner aux riches...
Comparaison Ircantec / Agirc-Arrco

Taux de cotisation

Rendement

Ircantec

5,63 %

10,70 %

Agirc-Arrco

9,50 %

6,59 % (Arrco) à 6,70 % (Agirc)

Pour mettre en œuvre ce plan honteux, l'Etat prend prétexte du changement de statut de La Poste, qui devient une société anonyme (SA). Les nouveaux embauchés de cette entreprise publique seront donc affiliés à l'Agirc-Arrco plutôt qu'à l'Ircantec. Or, les administrateurs de l'Ircantec estiment avoir un droit de propriété sur les futurs salariés de La Poste et réclament, à ce titre, de 6 à 8 milliards d'euros.
On croit rêver ! Ainsi, lorsque tout va bien (beaucoup de nouveaux cotisants, peu de retraités), les régimes spéciaux peuvent profiter pleinement et sans partage de la situation pour maintenir les privilèges de leurs affiliés. En revanche, au moindre accroc, les autres régimes, beaucoup moins bien lotis, doivent leur porter assistance même s'ils sont eux-mêmes au bord du gouffre et que la retraite de leurs affiliés est moins bonne.

Pour aller plus loin : « Hold-up d’Etat : 10 bonnes raisons de sauver nos retraites complémentaires (Agirc-Arrco) »


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